Le bonheur compatible avec une société moderne?
Un mot beaucoup mentionné par un commentateur TV dont je tairai le nom. Bien trop usité, vulgarisé : pourquoi en somme-nous arrivé là ? Nous en avons perdu le sens de la même façon que nous nous sommes éloignés des valeurs fondamentales nous permettant de l’atteindre. Un mot me vient à l’esprit : liberté.
Devant un tel état de vie, nous (nos sociétés
occidentales) sommes en perdition : psychoses, dépressions, folies passagères, états d’âme. Le bonheur, une fin qui justifie les moyens ? « Si tu veux comprendre le mot de bonheur, il faut l’entendre comme récompense et non comme but » Saint-Exupéry (Antoine de). Encore faut-il avoir les capacités intellectuelles et la force d’esprit pour aller le trouver.
Nous en parlons tant et sommes arrivés au point d’en perdre la signification. L’avons-nous effleuré ne serait-ce q’une fois dans notre vie ? On ne force pas le bonheur, on ne le mérite même pas, il vient fugacement et ne laisse bien souvent derrière lui qu’amertume et sentiments de tristesse. Il est la vie et l’antinomie de la vie, il est les sentiments, il est la raison d’être de chaque homme et pourtant bien peu l’atteigne : il est impermanent. Devant la complexité de l’être humain, on ne peut s’empêcher de penser que le bonheur n’est qu’un état émotionnel passager : un rire, une larme, un sourire, une folie.
Le bonheur, c’est peut-être aussi un passage vers ce que l’homme a toujours voulu expliquer mais n’a jamais su : un pas vers l’au-delà, une porte qui s’ouvre vers l’inexplicable. Les personnes qui ont été dans le coma décrivent un réel sentiment de bonheur. De quel côté est le bonheur ? Celui de la vie ou l’après vie ? La vie est-elle juste une transition vers le bonheur permanent ?
Heureux les simples d’esprit ? Oui, je le crois. Ceux qui ne l’on jamais connu, ne sont peut être pas si malheureux au final. Gardons à l’esprit que certaines populations démunies conservent encore et toujours une gaîté et une joie de vivre que beaucoup de nos contemporains envieraient s’ils avaient le temps de penser.
Selon les hindous, le bonheur consiste à rendre les autres heureux. Qu’elle belle philosophie de vie et qu’elle honte pour nos sociétés ego et ethnocentriques. Je suis forcé de faire l’amer constat de ce que nous sommes : des prisonniers d’un système que nous avons crée et pourtant nous étouffe. Honte de voir les gens ne plus prendre le temps de réfléchir, de penser, de communiquer avec les autres. La curiosité au sens noble du terme se perd. L’égoïsme est lui par contre encore plus d’actualité. Nous vivons dans un monde voyeuriste, névrosé, égocentrique.





<< Home